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mercredi 7 février 2018

Hina Matsuri

Le Hina Matsuri est une fête japonaise qui a lieu le 3 mars. Cette fête remonte à l'époque Heian (794-1185), au cours de laquelle la noblesse offrait au couple impérial de somptueuses poupées représentant la cour. Ces figurines avaient pour fonction de protéger des mauvais esprits. On les faisait alors dériver dans la mer à bord de barques pour qu'elles emportent les mauvais esprit au loin.

Par la suite, le Hina Matsuri est devenu une fête mettant à l'honneur les petites filles et les femmes en général.

Pour cette occasion, on décore les commerces et le foyer familial d'un autel, constitué d'une estrade à étages sur laquelle on va disposer des poupées selon des codes spécifiques. On dispose toujours le couple impérial sur la marche la plus haute, tandis que sur les marches inférieures, on pourra trouver différents personnages de la cour.


un exemple d'autel, avec le couple impérial

Ces poupées sont transmises de génération en génération et constituent l'un des objets de décoration les plus luxueux au Japon. Ainsi, pour des raisons de moyens et d'espace, l'autel est souvent réduit au couple impérial.

C'est aussi l'occasion de réunir famille et amis autour de mets spécialement conçus pour l'occasion, tel que le chirashizushi, le temarizushi, le hishimochi, ou encore le sakuramochi. On accompagne le tout d'amasaké, une boisson alcoolisée épaisse et très sucrée.


des sakuramochi et une tasse d'amasaké

Envie d'en savoir plus ? Nous vous invitons à faire l'expérience du Hina Matsuri lors de notre événement spécial consacré en boutique, du 1er au 4 mars. Plus d'informations ici.

Crédits photo (de haut en bas) : David Wiley, auteur anonyme, Janet Hudson et Emily Harbour.


dimanche 19 février 2017

Amazaké




L'amazake (甘酒), est une boisson peu alcoolisée à base de riz fermenté. C'est le saké traditionnel qu'on boit pendant la fête des poupées, Hina matsuri, le 3 mars au Japon.
Cette boisson date de la période Kofun (古墳時代250-600AC, Kofun jidai) et elle est mentionnée dans le Nihon Shoki (720).
C'est un type de bière appartenant à la famille d'aliments japonais réalisés avec du kôji de même que le miso, la sauce soja ou le saké (nihonshu).
L'ajout de kōji aux grains de riz entier fournit les enzymes responsable de la transformation de l'amidon du riz en sucre simple et au goût sucré. Ainsi, lors du procédé de fermentation l’amazake développe naturellement une saveur sucrée.
Il contient 22,7 % de sucre en poids. La proportion de sucre est moitié composée de sucres simples (glucose et maltose) et l'autre moitié de sucre complexe.

Composition et propriétés physiques (pour 100g)
カロリー calorie 286Kcal
炭水化物 Glucides 59.2g
脂質  lipide   1.7g
たんぱく質 protéine 5.8g
ビタミンE vitamine E 0.2mg
ビタミンB1 vitamine B1 0.11mg
ビタミンB2 vitamine B2 0.13mg
ビタミンB6 vitamine B6 0.11mg
ナイアシン niacine 1.5mg
葉酸 acide folique    71μg
パントテン酸 acide pantothénique 0.42mg
ナトリウム  sodium 3mg
カリウム  potassium    61mg
カルシウム  calcium   5mg
マグネシウム magnésium 16mg
リン  phosphore    83mg
鉄   fer    0.3mg
亜鉛  zinc    0.9mg
銅  cuivre     0.16mg
マンガン  manganèse  0.74mg
セレン  sélénium   2μg
モリブデン molybdène  32μg
食物繊維 fibres alimentaires  1.4g

Vous pouvez déguster Amazaké fait maison du 3 au 5 Mars 2017 chez Trazira au 23 rue des Blancs Manteaux 75004 Paris pendant la fête de Hinamatsuri.
https://www.facebook.com/events/372136113160436/

Remercient à Yoromiso !
http://www.yoromiso.fr/

lundi 5 octobre 2015

Idée sortie : Vers l'autre rive

Cette semaine, on vous propose une nouvelle sortie cinéma au chaud, avec le tout dernier film de Kiyoshi Kurosawa, Vers l'autre rive.


(source : leblogtvnews.com)

Kiyoshi Kurosawa (à ne pas confondre avec son homonyme, Akira Kurosawa, également cinéaste, et avec qui il n'a aucun lien de parenté !) est un réalisateur japonais, qui nous a jusqu’à présent plutôt habitués à son goût pour le thriller, le suspens et l'horreur avec des films comme Sweet Home, Cure, Ko-rei ou encore Kairo.

Avec Vers l'autre rive, nous avons droit à un ton tout autre. Certes, on retrouve le style très caractéristique de Kiyoshi Kurosawa, avec les cuts désarçonnants, le rythme posé, le jeu d'acteur froid et absurde, ainsi que les prises de vue anxiogènes en retrait des acteurs, et les jeux de lumière surréalistes annonçant l'arrivée de phénomènes surnaturels. Mais ici, le réalisateur semble prendre un malin plaisir à détourner les codes du suspens qui caractérisent tant son esthétique pour jouer sur les attentes du spectateur, en décalage avec les protagonistes qui, au contraire, gèrent ces apparitions avec un calme déconcertant. Un calme tel qu'on en viendrait à oublier que la moitié des protagonistes sont déjà morts... 
Une situation pour le moins aberrante, que vient souligner par moments le cinéaste au travers de Mizuki, héroïne principale et bien vivante qui, derrière son flegme apparent, ne saisit pas très bien la nature de ces apparitions et plus particulièrement de son défunt mari retourné à ses côtés.


(source : la-croix.com)

Avec une grande douceur et poésie, Kiyoshi Kurosawa parle du quotidien des vivants endeuillés, du poids de la mort, du pardon et du lâcher-prise. Sa force est d'avoir su (ré)employer son style habituel, pourtant si ancré dans l'horreur, pour délivrer un message apaisant plein d'espoir, loin du tourment de Kairo. Un film idéal à quelques semaines de la plupart des fêtes des défunts dans le monde.


(source : liberation.fr)



Si malgré ça, les fantômes vous angoissent toujours (et ça se comprend, ils ont toujours tendance à se placer derrière le dos des gens dans les films), on vous propose des bracelets en perles d'onyx bénis par des moines bouddhistes et purifiés dans l’eau de source sacrée de Kumano au Japon, ici, sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris. Ils vous protègeront des esprits malins.

Bon cinéma !

vendredi 18 septembre 2015

Idée sortie : Miss Hokusai

Bon, c'est vrai, il pleut, ça n'est pas l'idéal pour sortir, mais allez, une sortie cinéma, c'est sympathique, et puis c'est à l'abri des intempéries. On vous propose donc d'aller voir le dernier film d'animation de Keiichi Hara (le réalisateur d'Un été avec Coo et Colorful) : Miss Hokusai !

Katsushika Hokusai, surnommé "Le Vieux Fou de dessin", est un peintre et graveur japonais de l'époque Edo, dont l'oeuvre a énormément fasciné et influencé de nombreux artistes impressionnistes et Art nouveau à la fin du XIXe siècle. Et si ce nom ne vous dit rien, vous devez au moins connaître une de ses estampes les plus connues, La Grande Vague de Kanagawa.

(Katsushika Hokusai, La Grande Vague de Kanagawa (1831), source : wikipédia)

Comme l'indique le titre, Miss Hokusai ne parle pas tant du peintre renommé que de sa fille, Katsushika Oi, appelée "O-Ei" qui a hérité de son talent et de sa ténacité hors norme. Le film a le mérite de mettre en lumière une artiste aujourd'hui peu connue, occultée par la notoriété de son père, d'autant plus que les femmes artistes étaient rares à l'époque, et que le peu d’œuvres retrouvées d'O-Ei semblent difficiles à authentifier (à peine une dizaine à ce jour).

(Katsushika Oi, Scène de nuit dans Yoshiwara, date inconnue, source : blouinartinfo.com)

O-Ei aurait été l'assistante de Hokusai, qui lui aurait sous-traité de nombreuses commandes qu'il refusait d'exécuter lui-même. Le film parle des relations complexes avec son père, du marché de l'estampe et du rapport des artistes à leurs œuvres, à la commande et à la concurrence. Le tout avec de nombreux clins d’œil visuels aux estampes les plus connues du tandem Katsushika : la fameuse Vague, bien sûr, mais aussi le pont de Ryôgoku, le quartier des plaisirs de Yoshiwara, ou encore les paysages hivernaux immaculés... Le film, volontairement contemplatif, laisse tout le temps d'admirer cette richesse de références et nous transporte de scènes en scènes, défilant telles des séries d'estampes... d'une pure beauté.

(Katsushika Hokusai, Feux d'artifice dans la fraîcheur du soir au pont de Ryôgoku à Edo (1830), source : unpointculture.com)

(Katsushika Hokusai, Paysage d'hiver (1835), source : metmuseum.org)

Courrez-y, il vous reste encore quelques jours pour aller le voir au cinéma !



Et pour rester dans le thème de l'estampe, on vous propose nos foulards en soie, imprimée de pivoines ou bien de vagues déchaînées, ici, sur ikian.fr ainsi que notre top en soie, toujours sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris.

Bon cinéma !