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mercredi 7 février 2018

Hina Matsuri

Le Hina Matsuri est une fête japonaise qui a lieu le 3 mars. Cette fête remonte à l'époque Heian (794-1185), au cours de laquelle la noblesse offrait au couple impérial de somptueuses poupées représentant la cour. Ces figurines avaient pour fonction de protéger des mauvais esprits. On les faisait alors dériver dans la mer à bord de barques pour qu'elles emportent les mauvais esprit au loin.

Par la suite, le Hina Matsuri est devenu une fête mettant à l'honneur les petites filles et les femmes en général.

Pour cette occasion, on décore les commerces et le foyer familial d'un autel, constitué d'une estrade à étages sur laquelle on va disposer des poupées selon des codes spécifiques. On dispose toujours le couple impérial sur la marche la plus haute, tandis que sur les marches inférieures, on pourra trouver différents personnages de la cour.


un exemple d'autel, avec le couple impérial

Ces poupées sont transmises de génération en génération et constituent l'un des objets de décoration les plus luxueux au Japon. Ainsi, pour des raisons de moyens et d'espace, l'autel est souvent réduit au couple impérial.

C'est aussi l'occasion de réunir famille et amis autour de mets spécialement conçus pour l'occasion, tel que le chirashizushi, le temarizushi, le hishimochi, ou encore le sakuramochi. On accompagne le tout d'amasaké, une boisson alcoolisée épaisse et très sucrée.


des sakuramochi et une tasse d'amasaké

Envie d'en savoir plus ? Nous vous invitons à faire l'expérience du Hina Matsuri lors de notre événement spécial consacré en boutique, du 1er au 4 mars. Plus d'informations ici.

Crédits photo (de haut en bas) : David Wiley, auteur anonyme, Janet Hudson et Emily Harbour.


vendredi 30 octobre 2015

De l'intérêt de marcher en Ikitabi

Les Ikitabi puisent leur origine dans les jikitabi, ces chaussures traditionnelles japonaises portées par les charpentiers, les agriculteurs, et les tireurs de pousse-pousse. Tout comme les jikitabi, elles présentent donc la particularité de maintenir le gros orteil séparé des autres orteils, et possèdent une semelle en caoutchouc très fine, dotée de profondes rainures.

(source : regex.info)

"Mais pourquoi c’est fait comme ça ?" me direz-vous. C'est que ces singularités, en plus d’en faire le charme et l’originalité des Ikitabi, présentent une dimension ergonomique que les ouvriers nippons affectionnent. En effet, la semelle fine et souple permet d'épouser les mouvements de la voûte plantaire, et de retrouver les sensations du sol, quasiment identiques à celles reçues lorsque l’on marche pieds nus (les petites irrégularités désagréables du sol en moins !) Les rainures de la semelle offrent, quant à elles, une très grande adhérence et stabilité ; c’est l’idéal dans le métro ! Enfin, le fameux gros orteil isolé, qui pourra paraître curieux auprès des plus sceptiques, fait office de tuteur, ce qui prévient le développement d'hallux valgus (l'oignon du pied).


(source : ikian.fr)

Pour toutes ces raisons, les Ikitabi sont très proches du concept de chaussures minimalistes, ou gants de pieds, développés par les fabricants de chaussures sportives pour donner la sensation d’une seconde peau afin de satisfaire les amateurs du barefoot (nu pied).
La pratique de la marche barefoot n’est pas récente, mais connaît un réel engouement depuis les années 2000, séduisant de plus en plus par sa dimension spirituelle et naturelle. Les bénéfices du nu pied sont multiples, puisque cela contribue à corriger spontanément la posture et la démarche, à renforcer tous les muscles des pieds et des jambes, à améliorer l'équilibre, l’agilité et le flux sanguin… tout ça, sans aucun artifice !

À la manière des chaussures minimalistes, les Ikitabi, par leur sensation de seconde peau, permettent donc de jouir des vertus de la pratique du nu pied tout en évitant les dangers de la jungle urbaine.

(source : ikian.fr)

Bien que vérifiée de façon empirique par de nombreux amateur du barefoot, la véracité des bienfaits de cette pratique reste un sujet de débat au sein de la communauté scientifique. Il est vrai que la structure des chaussures contemporaines a déshabitué la plupart des gens à solliciter tous les muscles des pieds ou même à marcher à plat, le talon étant toujours un peu surélevé. Pour certaines personnes, le port d’Ikitabi pourra donc s’avérer remarquablement confortable, tout comme il pourra être incommodant pour d’autres. Ce type de chaussure requiert souvent d’ailleurs un temps d’adaptation de la part de ses utilisateurs avant qu’ils puissent concrètement en ressentir les effets bénéfiques. Le mieux encore est d’enfiler une paire d’Ikitabi, et de se faire sa propre opinion sur la question. Pour cela, rendez-vous sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris. Attention ! Une fois que vous les aurez adoptées, vous ne pourrez plus vous en passer !

(source : ikian.fr)

jeudi 17 septembre 2015

Connaissez-vous ? Le Randoseru

Ça y est, c'est le mois de septembre, et pour beaucoup d'entre vous, c'est synonyme de rentrée ! L'occasion, donc, de vous présenter le randoseru, l'indispensable compagnon des enfants japonais.

Le randoseru (ランドセル) est un sac à dos en cuir rigide, typiquement nippon, dont l'origine serait néanmoins hollandaise (le mot vient du hollandais ransel, qui signifie sac à dos). Importé durant l'époque Edo, il sert depuis le milieu du XIXe siècle de cartable d'écolier et est encore utilisé comme tel de nos jours, incarnant les valeurs de l'éducation nipponne : unité, discipline, travail et concentration.


(source : jpn-style.net)

Traditionnellement offert aux enfants à l'âge de six ans, la solidité du randoseru est conçue pour les accompagner tout au long de leur cycle élémentaire (d'une durée de six ans). Une fois le cycle élémentaire achevé, le randoseru devient alors le reliquat de l'enfance achevée, et a, de fait, une forte valeur sentimentale auprès des Japonais.

Longtemps codifiée, la couleur des randoseru se limitait uniquement au rouge, pour les filles, et au noir, pour les garçons. Aujourd'hui, de nombreuses variantes chromatiques se sont développées et on trouve à présent des randoseru roses, marron, bleus, verts, ou encore bichromes. 

Toujours dans une volonté de briser les codes établis, le randoseru s'exporte à présent en occident, et est détourné de sa fonction scolaire : apprécié des adultes pour sa solidité et son élégance, mais aussi pour son confort (il est étudié pour le bon maintien du dos chez les jeunes enfants), il est devenu une alternative à la classique serviette en cuir de la working girl en quête d'originalité.

La preuve en image, avec l'actrice américaine Zooey Deschanel, qui a testé et approuvé pour vous le randoseru !



(source : rocketnews24.com)

Alors, que vous ayez repris l'école ou le travail, il est toujours temps d'aborder votre rentrée en beauté et de vous procurer votre propre randoseru ici, sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23, rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris.

Sa ligne sobre se mariera parfaitement avec des vêtements occidentaux modernes, tout en apportant une petite touche japonisante et juvénile. Par ailleurs, il s'avèrera être un outil de rangement indispensable, grâce à ses compartiments, ses poches, et son mousqueton sur le côté. L'idéal pour les professionnels chargés !

Les Japonais ont encore un peu de temps devant eux : leur rentrée ne débute qu'en avril ! Les chanceux... :)