Bon, c'est vrai, il pleut, ça n'est pas l'idéal pour sortir, mais allez, une sortie cinéma, c'est sympathique, et puis c'est à l'abri des intempéries. On vous propose donc d'aller voir le dernier film d'animation de Keiichi Hara (le réalisateur d'Un été avec Coo et Colorful) : Miss Hokusai !
Katsushika Hokusai, surnommé "Le Vieux Fou de dessin", est un peintre et graveur japonais de l'époque Edo, dont l'oeuvre a énormément fasciné et influencé de nombreux artistes impressionnistes et Art nouveau à la fin du XIXe siècle. Et si ce nom ne vous dit rien, vous devez au moins connaître une de ses estampes les plus connues, La Grande Vague de Kanagawa.
(Katsushika Hokusai, La Grande Vague de Kanagawa (1831), source : wikipédia)
Comme l'indique le titre, Miss Hokusai ne parle pas tant du peintre renommé que de sa fille, Katsushika Oi, appelée "O-Ei" qui a hérité de son talent et de sa ténacité hors norme. Le film a le mérite de mettre en lumière une artiste aujourd'hui peu connue, occultée par la notoriété de son père, d'autant plus que les femmes artistes étaient rares à l'époque, et que le peu d’œuvres retrouvées d'O-Ei semblent difficiles à authentifier (à peine une dizaine à ce jour).
(Katsushika Oi, Scène de nuit dans Yoshiwara, date inconnue, source : blouinartinfo.com)
O-Ei aurait été l'assistante de Hokusai, qui lui aurait sous-traité de nombreuses commandes qu'il refusait d'exécuter lui-même. Le film parle des relations complexes avec son père, du marché de l'estampe et du rapport des artistes à leurs œuvres, à la commande et à la concurrence. Le tout avec de nombreux clins d’œil visuels aux estampes les plus connues du tandem Katsushika : la fameuse Vague, bien sûr, mais aussi le pont de Ryôgoku, le quartier des plaisirs de Yoshiwara, ou encore les paysages hivernaux immaculés... Le film, volontairement contemplatif, laisse tout le temps d'admirer cette richesse de références et nous transporte de scènes en scènes, défilant telles des séries d'estampes... d'une pure beauté.
(Katsushika Hokusai, Feux d'artifice dans la fraîcheur du soir au pont de Ryôgoku à Edo (1830), source : unpointculture.com)
(Katsushika Hokusai, Paysage d'hiver (1835), source : metmuseum.org)
Courrez-y, il vous reste encore quelques jours pour aller le voir au cinéma !
Et pour rester dans le thème de l'estampe, on vous propose nos foulards en soie, imprimée de pivoines ou bien de vagues déchaînées, ici, sur ikian.fr ainsi que notre top en soie, toujours sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris.
Bon cinéma !
Katsushika Hokusai, surnommé "Le Vieux Fou de dessin", est un peintre et graveur japonais de l'époque Edo, dont l'oeuvre a énormément fasciné et influencé de nombreux artistes impressionnistes et Art nouveau à la fin du XIXe siècle. Et si ce nom ne vous dit rien, vous devez au moins connaître une de ses estampes les plus connues, La Grande Vague de Kanagawa.
(Katsushika Hokusai, La Grande Vague de Kanagawa (1831), source : wikipédia)
Comme l'indique le titre, Miss Hokusai ne parle pas tant du peintre renommé que de sa fille, Katsushika Oi, appelée "O-Ei" qui a hérité de son talent et de sa ténacité hors norme. Le film a le mérite de mettre en lumière une artiste aujourd'hui peu connue, occultée par la notoriété de son père, d'autant plus que les femmes artistes étaient rares à l'époque, et que le peu d’œuvres retrouvées d'O-Ei semblent difficiles à authentifier (à peine une dizaine à ce jour).
(Katsushika Oi, Scène de nuit dans Yoshiwara, date inconnue, source : blouinartinfo.com)
O-Ei aurait été l'assistante de Hokusai, qui lui aurait sous-traité de nombreuses commandes qu'il refusait d'exécuter lui-même. Le film parle des relations complexes avec son père, du marché de l'estampe et du rapport des artistes à leurs œuvres, à la commande et à la concurrence. Le tout avec de nombreux clins d’œil visuels aux estampes les plus connues du tandem Katsushika : la fameuse Vague, bien sûr, mais aussi le pont de Ryôgoku, le quartier des plaisirs de Yoshiwara, ou encore les paysages hivernaux immaculés... Le film, volontairement contemplatif, laisse tout le temps d'admirer cette richesse de références et nous transporte de scènes en scènes, défilant telles des séries d'estampes... d'une pure beauté.
(Katsushika Hokusai, Feux d'artifice dans la fraîcheur du soir au pont de Ryôgoku à Edo (1830), source : unpointculture.com)
(Katsushika Hokusai, Paysage d'hiver (1835), source : metmuseum.org)
Courrez-y, il vous reste encore quelques jours pour aller le voir au cinéma !
Et pour rester dans le thème de l'estampe, on vous propose nos foulards en soie, imprimée de pivoines ou bien de vagues déchaînées, ici, sur ikian.fr ainsi que notre top en soie, toujours sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris.
Bon cinéma !
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