lundi 5 octobre 2015

Idée sortie : Vers l'autre rive

Cette semaine, on vous propose une nouvelle sortie cinéma au chaud, avec le tout dernier film de Kiyoshi Kurosawa, Vers l'autre rive.


(source : leblogtvnews.com)

Kiyoshi Kurosawa (à ne pas confondre avec son homonyme, Akira Kurosawa, également cinéaste, et avec qui il n'a aucun lien de parenté !) est un réalisateur japonais, qui nous a jusqu’à présent plutôt habitués à son goût pour le thriller, le suspens et l'horreur avec des films comme Sweet Home, Cure, Ko-rei ou encore Kairo.

Avec Vers l'autre rive, nous avons droit à un ton tout autre. Certes, on retrouve le style très caractéristique de Kiyoshi Kurosawa, avec les cuts désarçonnants, le rythme posé, le jeu d'acteur froid et absurde, ainsi que les prises de vue anxiogènes en retrait des acteurs, et les jeux de lumière surréalistes annonçant l'arrivée de phénomènes surnaturels. Mais ici, le réalisateur semble prendre un malin plaisir à détourner les codes du suspens qui caractérisent tant son esthétique pour jouer sur les attentes du spectateur, en décalage avec les protagonistes qui, au contraire, gèrent ces apparitions avec un calme déconcertant. Un calme tel qu'on en viendrait à oublier que la moitié des protagonistes sont déjà morts... 
Une situation pour le moins aberrante, que vient souligner par moments le cinéaste au travers de Mizuki, héroïne principale et bien vivante qui, derrière son flegme apparent, ne saisit pas très bien la nature de ces apparitions et plus particulièrement de son défunt mari retourné à ses côtés.


(source : la-croix.com)

Avec une grande douceur et poésie, Kiyoshi Kurosawa parle du quotidien des vivants endeuillés, du poids de la mort, du pardon et du lâcher-prise. Sa force est d'avoir su (ré)employer son style habituel, pourtant si ancré dans l'horreur, pour délivrer un message apaisant plein d'espoir, loin du tourment de Kairo. Un film idéal à quelques semaines de la plupart des fêtes des défunts dans le monde.


(source : liberation.fr)



Si malgré ça, les fantômes vous angoissent toujours (et ça se comprend, ils ont toujours tendance à se placer derrière le dos des gens dans les films), on vous propose des bracelets en perles d'onyx bénis par des moines bouddhistes et purifiés dans l’eau de source sacrée de Kumano au Japon, ici, sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris. Ils vous protègeront des esprits malins.

Bon cinéma !

vendredi 18 septembre 2015

Idée sortie : Miss Hokusai

Bon, c'est vrai, il pleut, ça n'est pas l'idéal pour sortir, mais allez, une sortie cinéma, c'est sympathique, et puis c'est à l'abri des intempéries. On vous propose donc d'aller voir le dernier film d'animation de Keiichi Hara (le réalisateur d'Un été avec Coo et Colorful) : Miss Hokusai !

Katsushika Hokusai, surnommé "Le Vieux Fou de dessin", est un peintre et graveur japonais de l'époque Edo, dont l'oeuvre a énormément fasciné et influencé de nombreux artistes impressionnistes et Art nouveau à la fin du XIXe siècle. Et si ce nom ne vous dit rien, vous devez au moins connaître une de ses estampes les plus connues, La Grande Vague de Kanagawa.

(Katsushika Hokusai, La Grande Vague de Kanagawa (1831), source : wikipédia)

Comme l'indique le titre, Miss Hokusai ne parle pas tant du peintre renommé que de sa fille, Katsushika Oi, appelée "O-Ei" qui a hérité de son talent et de sa ténacité hors norme. Le film a le mérite de mettre en lumière une artiste aujourd'hui peu connue, occultée par la notoriété de son père, d'autant plus que les femmes artistes étaient rares à l'époque, et que le peu d’œuvres retrouvées d'O-Ei semblent difficiles à authentifier (à peine une dizaine à ce jour).

(Katsushika Oi, Scène de nuit dans Yoshiwara, date inconnue, source : blouinartinfo.com)

O-Ei aurait été l'assistante de Hokusai, qui lui aurait sous-traité de nombreuses commandes qu'il refusait d'exécuter lui-même. Le film parle des relations complexes avec son père, du marché de l'estampe et du rapport des artistes à leurs œuvres, à la commande et à la concurrence. Le tout avec de nombreux clins d’œil visuels aux estampes les plus connues du tandem Katsushika : la fameuse Vague, bien sûr, mais aussi le pont de Ryôgoku, le quartier des plaisirs de Yoshiwara, ou encore les paysages hivernaux immaculés... Le film, volontairement contemplatif, laisse tout le temps d'admirer cette richesse de références et nous transporte de scènes en scènes, défilant telles des séries d'estampes... d'une pure beauté.

(Katsushika Hokusai, Feux d'artifice dans la fraîcheur du soir au pont de Ryôgoku à Edo (1830), source : unpointculture.com)

(Katsushika Hokusai, Paysage d'hiver (1835), source : metmuseum.org)

Courrez-y, il vous reste encore quelques jours pour aller le voir au cinéma !



Et pour rester dans le thème de l'estampe, on vous propose nos foulards en soie, imprimée de pivoines ou bien de vagues déchaînées, ici, sur ikian.fr ainsi que notre top en soie, toujours sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris.

Bon cinéma !

jeudi 17 septembre 2015

Connaissez-vous ? Le Randoseru

Ça y est, c'est le mois de septembre, et pour beaucoup d'entre vous, c'est synonyme de rentrée ! L'occasion, donc, de vous présenter le randoseru, l'indispensable compagnon des enfants japonais.

Le randoseru (ランドセル) est un sac à dos en cuir rigide, typiquement nippon, dont l'origine serait néanmoins hollandaise (le mot vient du hollandais ransel, qui signifie sac à dos). Importé durant l'époque Edo, il sert depuis le milieu du XIXe siècle de cartable d'écolier et est encore utilisé comme tel de nos jours, incarnant les valeurs de l'éducation nipponne : unité, discipline, travail et concentration.


(source : jpn-style.net)

Traditionnellement offert aux enfants à l'âge de six ans, la solidité du randoseru est conçue pour les accompagner tout au long de leur cycle élémentaire (d'une durée de six ans). Une fois le cycle élémentaire achevé, le randoseru devient alors le reliquat de l'enfance achevée, et a, de fait, une forte valeur sentimentale auprès des Japonais.

Longtemps codifiée, la couleur des randoseru se limitait uniquement au rouge, pour les filles, et au noir, pour les garçons. Aujourd'hui, de nombreuses variantes chromatiques se sont développées et on trouve à présent des randoseru roses, marron, bleus, verts, ou encore bichromes. 

Toujours dans une volonté de briser les codes établis, le randoseru s'exporte à présent en occident, et est détourné de sa fonction scolaire : apprécié des adultes pour sa solidité et son élégance, mais aussi pour son confort (il est étudié pour le bon maintien du dos chez les jeunes enfants), il est devenu une alternative à la classique serviette en cuir de la working girl en quête d'originalité.

La preuve en image, avec l'actrice américaine Zooey Deschanel, qui a testé et approuvé pour vous le randoseru !



(source : rocketnews24.com)

Alors, que vous ayez repris l'école ou le travail, il est toujours temps d'aborder votre rentrée en beauté et de vous procurer votre propre randoseru ici, sur ikian.fr ou à la boutique Trazita, 23, rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris.

Sa ligne sobre se mariera parfaitement avec des vêtements occidentaux modernes, tout en apportant une petite touche japonisante et juvénile. Par ailleurs, il s'avèrera être un outil de rangement indispensable, grâce à ses compartiments, ses poches, et son mousqueton sur le côté. L'idéal pour les professionnels chargés !

Les Japonais ont encore un peu de temps devant eux : leur rentrée ne débute qu'en avril ! Les chanceux... :)

lundi 3 février 2014

Fête japonaise de la Saint Valentin !

Rendons hommage à l'amour, sous toutes ses formes y compris en amitié!

C'est un jour pour échanger des mots doux et des cadeaux, avec qui le
mérite dans votre coeur.

Trazita vous propose de brouiller les pistes, pour les hommes comme pour les femmes :

Tenue Haori, Top et jupe de kimono, Ikitabi, Geta, Yukata (kimono en
coton) pour homme et femme, etc.

Et pour attiser les passions, n'oubliez pas le WASABI!


vendredi 17 mai 2013
















Chère Maman,

Tu m'as protégée et nourrie pendant 9 mois puis, mise au monde, élevée
avec amour et patience jusqu'à l'âge adulte.
En ce jour particulier de la fête des mères, laisse-moi t'offrir
quelques-unes des jolies choses que l'on trouve chez Trazita :

Écharpes surpiquées main et bijoux indiens, trousses de toilette en tissu
japonais, chaussettes motif fleurs japonaises, un grand chapeau pour lire
au soleil, de délicats encens japonais, etc...

mercredi 8 mai 2013

Retour de la mode du vichy!
















Chère Solange, ma tante de coeur, tu nous as quittés il y a un an.

Je t'ai connue toujours classique, parfaite image de la femme d'affaires mais, à travers tes vêtements de jeunesse retrouvés, j'ai découvert la mode des années 60 et, en particulier, le top en coton vichy rose que Brigitte Bardot propulsa au sommet.
C'est comme un album de photos que j'ai feuilleté en découvrant ces vêtements précieusement conservés.

Pour la créatrice de mode japonaise que je suis, ta garde-robe représente l'histoire de la mode française et elle est une source d'inspiration magique. Merci Solange.
Grâce à toi, l'imprimé vichy revient au goût du jour. C'est en pensant à toi que j'ai créé ces petites hauts, sarouel et robe en vichy pour l'été 2013. J'espère qu'ils te plaisent.

samedi 27 avril 2013












Ce manteau kimono est une nouvelle création Trazita dans la série des kimonos européanisés. Les petites fronces dans le dos, les boutons recouverts de tissu, sont les petites touches "couture française". A porter avec les bottes ninja Ikitabi pour un look très japonais, ou avec des escarpins européens pour le style titi parisien. 100% soie

http://www.ikian.fr/product.php?id_product=459&id_lang=2